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Uppdrag gransknings Nils Hanson guidar dig genom ett grävprojekt, från idé till publicering.

Prisonnier torturé dans un camp militaire au Congo

Stockholm (SVT, Télévision Nationale de la Sučde)

Publicerad 1 april 2008 - 09:43
Uppdaterad 9 april 2008 - 15:49

Pendant l´operation de l´ONU Artémis au Congo l´année 2003, un prisonnier était torturé devant les yeux des soldats suédois, sans que personne n´intervienne. Les responsables étaient des soldats et des officiers des unités spéciales francaises, avec qui les Suédois coopéraient. Pendant presque cinque années, la Défense nationale suédoise et la Défense nationale Francaise ont couvert cet incident en silence. Personne des responsables a été poursuit en justice.

L´operation Artémis était une force rapidement deployé de l´ONU/EUFOR pour arręter les massacres commencant dans la province congolaise de Ituri, oų plusieurs groupes de milices se combattaient, et assassinaient la population civile. Artémis était composé principalement d´unités spéciales francaises, mais la Sučde se joignait ā l´action EUFOR, avec participation d´une quatrevingtaine d´hommes de la Groupe Speciale de Securité, SSG, et la Compagnie d´action des parachutistes ? les unités élites de l´armée suédoise.

En juillet 2003, des soldats francais capturaient un jeune homme qui avait environ vingt ans, et l´emmenaient ā la base militaire franco-suédoise Chem-Chem. Le programme de SVT "Uppdrag granskning" (en francais ā peu prčs "Mission Scrutin") a interviewé plusieurs soldats suédois qui étaient lā, et qui ont raconté ce qui est arrivé ensuite:

L´homme était paradé sur la base avec un lacet autour du gorge par l´aide de camp du commandant francais. Pendant les interrogatoires suivantes, qui continuaient pendant plusieurs heures dans le cantonnement francais, il etait , entre autres choses, soumis ā une noyement fictif. On pouvait entendre les cris du prisonnier dans toute la base.

- Il arrive encore que je me reveille les nuits en entendant les cris. C´était comme si on étranglait un chat, personne dans le camp pouvait éviter de l´entendre. Celui qui dit qu´il n ā pas entendu parler de ca, il ment, dit un des soldats ā Uppdrag granskning.
Plus tard le soir, le prisonnier était mené sur le terrrain commun devant une tente d´état-major, ou les officiers suédois justement avaient eu un meeting.

Le prisonnier est penché vers le sol, et un officier fait une execution fictive en declenchant son arme contre la tęte du prisonnier ? sans qu´une balle est tirée.
L?execution fictive a été conduite par le commandant francais,
colonel Christophe Rastouil.

La torture continuait toute la soirée, jusqu´a ce que le prisonnier, ā minuit, a été mis dans un jeep francais, avec un capuchon sur la tęte, et mené hors du camp. Ses destins prochains sont inconnus.

- Ils disaient qu´ils l´ont laché, la question est seulement oų. S´il était dans le camp des adversaires, ca signifie un arręt de mort, dit un des soldats suédois qui était lā, ā Uppdrag Granskning/SVT.

Le commandement suédois ne rapportait pas
Plusieurs soldats suédois reagissaient contre ce qu´est arrivé, et ils ont rapporté ā leur chef, le chef de l´action, lieutenant-colonel Hans Alm, ā l´époque aussi chef du Groupe Spécial de Sécurité, SSG.

Mais Alm, qui, selon plusieurs des sources de Uppdrag Granskning, était lui-męme témoin et entendait une partie de la torture, n´a pas agi. Le jour aprčs, il a déclaré, pendant un parcourant avec les soldats suédois, qu´íl avait eu une conversation avec le colonel francais, oų il avait fait remarquer que "s´ils vont interroger des prisonniers de cette maničre, ils ne doivent pas le faire devant nous".

Un des soldats suédois avait, selon informations ā Uppdrag Granskning/SVT fait un rapport particulier de l´incident, avec une déscription détaillé de la torture, qu´il voulait renvoyer au Quartier général de l´armée ā Stockholm. Hans Alm le refusait, selon les sources de Uppdrag Granskning, en disant qu´il avait fait un "Gentlemens´agreement" avec le colonel francais de ne pas rapporter l´incident.

Mais, le colonel renvoyait un rapport déformé, qui seulement constatait qu´un prisonnier avait été pris, interrogé et puis relâché.

En conflit avec le Droit international
Selon le lieutenant-général Johan Kihl et plusieurs autres hautes militaires avec lesquels Uppdrag granskning a parlé, cet incident est totalement en conflit avec aussi bien le Droit international que la mission des soldats suédois et francais.

- C´est contre le Droit international, et les rčgles qu´on a pour faire la guerre. C´est définitivement un crime.
- Mon idée de tout ca, c´est que des choses comme ca ne sont pas pour extraire des renseignements, il s´agit de terrifier des gens. Montrer que ca peut t´arriver. C´est la plein terreur dont il s´agit, dit Johan Kihl.

La Défense Nationale couvre l´incident
La Défense Nationale de Sučde avait tôt connaissance de l´incident, puisque des soldats qui étaient lā passaient l´information aux supérieurs quand ils rétournaient en Sučde. Successivement, l´information de l´incident montait dans la Force de défense, et l´été 2006 le commandant-en-chef Håkan Syrén prenait personnellement connaissance de ce qui s´était passé. Mais aucune mesure n´étaiet pris, et il n´était pas avant qu´un officier qui avait été present délivrait un rapport officiel ā son unité, le printemps 2007, qu´une investigation serieuse a commencé.

La Défense Nationale francaise a été avertie aprčs le rapport, et, selon le juriste en chef de la Défense Nationale de Sučde, a annoncé qu´on n´a pas trouvé que des fautes ont été commises. Quand l´investigation suédoise était achevée en décembre 2007, le commandant-en-chef suédois écrivait ā son collčgue francais, et lui offrait de prendre part ā l´investigation. Trois mois plus tard, aucune telle demande a été recue du côté francaise.

Les officiers ont été promus
Le chef de l´action Hans Alm a été promu colonel aprčs son retour. Pour son assistance en Artemis il a été décoré avec la médaille de mérite en or du commandant-en-chef de la Sučde, et avec la plus haute décoration de la Défense Nationale de France. Le commandant-en-chef suédois Håkan Syrén a recu la Légion d´Honneur en 2006.
Le colonel Christophe Rastouil a en 2005 été décoré par sa Majesté le Roi Carl XVI Gustaf d´une des plus hautes décorations que la Sučde puisse donner ā un étranger, Commandant de Nordstjärneorden (Ordre de L´Étoile du Nord).

Le chef de Rastouil, le commandant de COS, Commandement des opérations spéciales, le général de quatre étoiles Henri Poncet, a été la męme année retiré de son commandement aprčs une investigation d´une affaire oų des soldats francais, ā son instigation, avaient étouffé un prisonnier pendant une opération ā Côte d´Ivoire en 2005.

Sven Bergman, Joachim Dyfvermark, Fredrik Laurin

Web:
www.svt.se/granskning

Contacte:
Sven Bergman, mobile +46 706882525, email: sb@trojkan.se
Joachim Dyfvermark, mobile +46 706227575, email: jd@trojkan.se
Fredrik Laurin, mobile +46 708326202, email: fl@trojkan.se
trojkan@trojkan.se

Redacteur Nils Hanson +46 31837487 email: nils.hanson@svt.se

Images:
- Le colonel Christophe Rastouil, ā Bunia, Republiqe Democratique de Congo, en 2003. Selon les témoins oculaires des soldats suédois, il prenait part ā la torture personnellement.
Image: SVT

- Dessin du camp franco-suédois.

- Dessin qui décrit la torture auquel le jeune congolais étais soumis. Dessin: Torbjörn Söderling.

- Hans Alm recoit la décoration superieure de la Défense Nationale francaise de la ministre de la Défense francaise, Michčle Alliot?Marie ā l´ambassade francaise ā Stockholm.
Image: SVT

- Le rapport que Hans Alm a renvoyé au Quartier-général de l´armée suédoise.

Pictures:

- General Rastouil N2003-166H32-0034 ECPAD.jpg

Commander Christophe Rastouil, in Bunia DRC 2003. According to the Swedish Soldiers eye-witness accounts he participated personally in the torture.
Copyright:
ECPAD
Etablissement de Communication et de Production Audiovisuelle de la Défense
Pôle Commercial - Département Ventes
2 ā 8 route du Fort
94205 Ivry-sur-Seine Cedex
tel : 01 49 60 59 55
fax : 01 49 60 52 40
Email: ventes-archives@ecpad.fr

- camp chem chem SVT.jpg

Sketch of the Swedish-French Camp
Copyright: SVT ? free to use in connection to the story as long as the origin of the story, SVT Uppdrag granskning, is mentioned.

- camp chem chem SVT.jpg

Sketch that describes the torture that the young Congolese was subjected to. Graphics: Torbjörn Söderling
Copyright: SVT ? free to use in connection to the story as long as the origin of the story, SVT Uppdrag granskning, and artist Torbjörn Söderlind is mentioned.

- Colonel Hans Alms official report.pdf

The Report that Hans Alm sent home to the Headquarters in Stockholm. Copyright: SVT ? free to use in connection to the story as long as the origin of the story, SVT Uppdrag granskning, is mentioned.

- 20040926 Hans Alm Michčle Alliot-Marie SCANPIX.jpg

Picture: Hans Alm receiving the French National defence?s highest order by the French Defence minister Michčle Alliot-Marie. Photo: French Embassy.
Copyright: Scanpix
Scanpix Sweden AB, Gjörwellsgatan 30, SE-112 88 Stockholm Phone +46-8-738 38 14. Mobile +46-732 41 37 97 www.scanpix.se

- Boy identified as victim Josef AP.JPG
Boy identified by Swedish soldiers as the victim. According to frens intelligence reports his name was Josef and he belonged to the Hema militia.
Original caption from AP: ?A Hema militia soldier wearing a shirt with the portrait of Osama Bin Laden greets a girl near the U.N. compound in Bunia, Saturday May 17, 2003 in the Congo. Fighting in and around Bunia between armed militias linked to rival Hema and Lendu tribes was estimated by the United Nations to have killed hundreds of people in the past week. (AP Photo/Karel Prinsloo)?

- camp chem chem 2 SVT.jpg

Picture: It was on the Swedish ? French camp Chem chem that the torture took place.
Copyright: SVT ? free to use in connection to the story as long as the origin of the story, SVT Uppdrag granskning, is mentioned. Photo: Joachim Dyfvermark/SVT

- SSG BuniaSE Armed forces.jpg
- SSG HKP Bunia aug 2003 SE Armed forces.jpg

Picture: After almost five years of silence from the Swedish Armed forces some of the soldiers in Operation Artemis now come forward to tell what really happend.
Photo: Swedish Armed forces www.mil.se

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